Le Grand Melbourne ne figure pas sur la liste des designated regional areas : trois ans et demi d’études à Melbourne n’ouvrent donc droit ni aux 5 points au titre des études régionales, ni à la prolongation régionale du visa 485. De même, s’installer dans une région régionale après l’obtention du diplôme ne suffit pas, à lui seul, à créer une éligibilité au visa 491 : ce visa repose sur une invitation, sur une nomination d’État ou un parrainage par un membre de la famille éligible, ainsi que sur l’évaluation des compétences, l’âge, l’anglais et le total de points.

Lors d’un entretien avec le Dr Sirous Ahmadi, avocat spécialisé en migration australienne, MARN 0854826, cette question récurrente chez les étudiants de Melbourne a été examinée avec toute la rigueur juridique nécessaire. Il explique que le point de départ de toute analyse demeure la page des codes postaux « designated regional area » du Department of Home Affairs ainsi que l’instrument législatif LIN 19/051 : cette liste comprend la catégorie 2 (villes et grands centres régionaux) et la catégorie 3 (centres régionaux et autres zones régionales), le Grand Melbourne se situant en dehors de ces catégories.

À propos des fameux 5 points pour études régionales, le Dr Ahmadi insiste : ces points ne s’obtiennent pas en effectuant un bref passage sur un campus régional. En vertu de la section 6D.10 et de l’item 6D101 du tableau 6D, le demandeur doit remplir les quatre conditions au moment où il reçoit son invitation, dont celle de satisfaire à l’Australian study requirement tout en ayant vécu et étudié simultanément dans une designated regional area, en détenant pendant toute cette période un visa l’autorisant à étudier et sans avoir enfreint les conditions de ce visa. La logique du législateur est limpide : l’étudiant doit résider et étudier dans la même zone régionale pendant toute la durée du cursus éligible.

Le second scénario — obtenir un diplôme puis un titre universitaire à Melbourne, avant de s’installer quelques mois dans une zone régionale en attendant la délivrance du visa suivant — ne produit pas l’effet que beaucoup imaginent. Le second stream du visa 485 (Second Post-Higher Education Work – regional) est rattaché au lieu d’implantation de l’établissement d’enseignement : le diplôme doit avoir été délivré par un établissement situé dans une zone régionale, et la durée du visa dépend elle aussi de la localisation régionale de cet établissement et de la région dans laquelle vous avez vécu pendant votre premier visa 485. Un diplômé de Melbourne ne peut donc pas bénéficier de cette voie.

Quant au visa 491 lui-même, il est fondé sur l’invitation : avant toute démarche, vous devez disposer d’une nomination d’État ou du parrainage d’un membre de votre famille éligible. Vient ensuite l’autorisation de vivre et de travailler dans les designated regional areas pour une durée maximale de cinq ans, puis la perspective de la résidence permanente via la subclass 191 après trois ans. Le Dr Ahmadi met en lumière deux points essentiels : premièrement, le visa 491 est délivré sous la condition de « vivre, travailler et étudier uniquement dans une designated regional area », de sorte qu’un projet consistant à rester à Melbourne est incompatible avec cette voie ; deuxièmement, ce que l’on présente comme une « priorité donnée à la main-d’œuvre régionale » constitue en réalité un critère de nomination d’État, et non une préférence fédérale — ainsi, le Victoria exige un emploi qualifié auprès d’un employeur physiquement implanté dans le Victoria régional, un bureau virtuel ou une représentation de façade n’étant pas accepté.

Enfin, le Dr Ahmadi s’exprime avec la prudence propre à sa profession au sujet de la réforme du test de points applicable aux visas 189, 190 et 491 : à la date de cette réponse, une telle réforme a été évoquée publiquement, mais ses modalités ne peuvent être vérifiées auprès des sources officielles du Department of Home Affairs, de la législation ou de la MARA. Il convient donc de la considérer comme « annoncée mais non encore législativement adoptée », et non comme un droit acquis. La bonne décision est celle qui s’appuie sur la liste des codes postaux, sur les conditions du tableau 6D et sur les critères de nomination de l’État que vous visez.

Si votre parcours d’études a débuté à Melbourne et que votre objectif final est le visa 491, une consultation personnalisée permettra de clarifier votre feuille de route réaliste — du choix du lieu d’études jusqu’aux conditions de nomination. Pour bénéficier de conseils adaptés à votre situation, prenez contact avec le cabinet du Dr Sirous Ahmadi.

This answer reflects the law and policy as verified on September 29, 2026. Immigration rules change frequently — confirm the current position before acting.

Dr. Sirous Ahmadi Avocate spécialisée en immigration australienne 0854826

This article is general information only, current at the date shown, and is not legal advice. Do not rely on it for your own situation — immigration law and policy change frequently. Seek advice from a registered migration agent or immigration lawyer about your circumstances.