L’une des inquiétudes les plus fréquentes parmi les questions que je reçois est de savoir si l’agent chargé du dossier passe au crible Instagram, Facebook et tout l’historique en ligne du couple. Negin Safaei, conseillère en migration australienne inscrite sous le numéro MARA 1791573, clarifie ici la frontière exacte entre « le pouvoir légal du Department of Home Affairs de vérifier les informations » et « une surveillance systématique des réseaux sociaux », en s’appuyant sur le texte réglementaire et les documents officiels. Le constat est à la fois rassurant et juridiquement solide : un dossier partenaire s’apprécie au regard de quatre critères légaux, et non de votre empreinte numérique.
La réponse courte
Le Department of Home Affairs australien n’a publié aucune politique de surveillance permanente des réseaux sociaux des demandeurs de visa partenaire. En revanche, selon la notice de confidentialité du Form 1442i, il disposé du pouvoir légal de recueillir des informations auprès de tiers et d’autres sources, puis de les vérifier par data matching. Une contradiction manifeste entre les déclarations du dossier et un contenu public peut donc être soulevée. La décision finale, elle, se prend sur le fondement de la Regulation 1.15A et de l’appréciation de « toutes les circonstances de la relation ».
Ce que dit le droit
Le critère de décision, pour un visa partenaire, est le caractère authentique et continu de la relation, et la charge de la preuve repose sur le demandeur et le sponsor : il faut établir que les deux partenaires ont un engagement mutuel à une vie commune à l’exclusion de toute autre personne, et qu’ils ne vivent pas séparés de façon permanente.
La Regulation 1.15A(2) des Migration Regulations 1994 précise que le ministre ou son delegate est tenu d’examiner « toutes les circonstances de la relation », y compris les éléments énumérés à la sous-regulation (3). Ces quatre domaines sont : les aspects financiers, la nature du household (la vie commune), les aspects sociaux de la relation et la nature de l’engagement des partenaires l’un envers l’autre. Notez bien que « la religion et les convictions religieuses » ne constituent pas un critère autonome dans cette liste : la connaissance des croyances religieuses de l’autre ne peut entrer en jeu qu’indirectement, au niveau de la crédibilité des déclarations (credibility) et de l’examen des incohérences.
S’agissant des aspects sociaux, le législateur évoque notamment la perception qu’ont les amis et les connaissances de la nature de la relation, ainsi que la manière dont les activités sociales communes sont planifiées et réalisées. C’est précisément là que l’empreinte en ligne peut devenir pertinente — comme indice parmi d’autres, et non comme critère autonome : photos communes, annonce de la relation devant la famille et les amis, ou invitations à des événements familiaux.
Le pouvoir de collecte d’informations a lui aussi une base officielle. La notice de confidentialité du Form 1442i explique que le Department peut, dans le cadre de la législation sur la protection de la vie privée, échanger des données personnelles avec des autorités fédérales et des États ainsi qu’avec des tiers, et recueillir des informations auprès d’eux ; cet échange peut servir à vérifier l’identité, contrôler l’authenticité des documents, procéder à du data matching ou appuyer les activités de contrôle et de compliance d’un autre organisme. Il s’agit d’un pouvoir général de vérification, et non de l’annonce d’un programme de surveillance des réseaux sociaux.
Autre point juridique essentiel : si les déclarations du dossier partenaire contredisent des déclarations antérieures du demandeur — par exemple dans une demande de protection —, la voie juridique applicable est précisément le Public Interest Criterion PIC 4020, à la Schedule 4 des Migration Regulations 1994. L’objectif du PIC 4020 est de dissuader la production de documents frauduleux ou d’informations fausses et trompeuses sur un « material particular » ; un refus fondé sur ce motif peut entraîner une période d’exclusion de 3 ans ou de 10 ans pour les demandes de visa futures. Face à ce risque, il existe un droit procédural clair : si le Department estime qu’une information est fausse ou trompeuse, il doit, avant de décider, communiquer cette information défavorable au demandeur et lui laisser un délai déterminé pour y répondre. Autrement dit, aucune découverte en ligne ne peut, à elle seule et sans droit de réponse, fonder un refus.
Critères et limites pratiques : ce qui est documenté et ce qui ne l’est pas
| Question | Situation juridique | Fondement |
|---|---|---|
| Surveillance « à 100 % » des réseaux sociaux de tous les couples | N’est pas publiée comme pratique annoncée dans les documents officiels | Absence de document publié dans les sources officielles du Department of Home Affairs |
| Collecte et vérification d’informations auprès de tiers et data matching | Pouvoir légal expressément prévu | Notice de confidentialité du Form 1442i |
| Critères d’appréciation de la relation | Quatre domaines : financier, vie commune, social, nature de l’engagement — avec « toutes les circonstances de la relation » | Regulation 1.15A(2) et 1.15A(3) |
| Connaissance mutuelle de la religion et des convictions religieuses | N’est pas un critère légal autonome ; intervient seulement au niveau de la crédibilité des déclarations | Regulation 1.15A(3) |
| Incohérences avec des dossiers antérieurs | Peuvent conduire au PIC 4020 et à une exclusion de 3 ou 10 ans | Schedule 4, PIC 4020 |
| Droit de répondre à une information défavorable | Le Department doit informer avant de décider et accorder un délai de réponse | Procédure du PIC 4020 |
| Visite domiciliaire inopinée chez les couples demandeurs d’un visa partenaire | Non vérifiable comme pratique annoncée dans les sources officielles ; le Department peut en revanche demander des informations complémentaires et mener des entretiens | Absence de document publié ; pouvoir général de demande d’informations |
| « Je ne me souviens pas » lors d’un appel téléphonique ou d’un entretien | Une réponse incomplète ne constitue pas, à elle seule, un motif légal de refus | Regulation 1.15A(2) — obligation d’apprécier toutes les circonstances |
Trois principes pratiques ressortent de ce tableau :
- La cohérence compte davantage que le volume. Le Department ne compte pas vos publications ; il cherche une image homogène sur les plans financier, de la vie commune, social et de l’engagement.
- Tout ce que vous avez rendu public fait partie de votre récit. La date de votre rencontre, votre lieu de vie et votre situation matrimoniale telles que déclarées dans les formulaires ne doivent pas être en contradiction flagrante avec ce qui est accessible publiquement.
- Votre droit de réponse est réel et utilisable. Si vous recevez un courrier contenant une information défavorable, ce n’est pas un point final : c’est le point de départ d’une réponse juridique documentée.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous lisez cet article avec inquiétude, voici la bonne nouvelle : votre dossier ne sera ni refusé ni accordé en fonction d’une « surveillance », mais en fonction de sa cohérence. Comme l’explique Negin Safaei, l’obligation juridique du delegate est d’apprécier toutes les circonstances de la relation dans le cadre de la Regulation 1.15A. Ainsi, ni une réponse oubliée au téléphone ni l’absence de photos communes sur les réseaux sociaux ne constituent, à elles seules, un motif légal de refus. Ce qui met réellement un dossier en danger, c’est une contradiction de déclarations sur un « material particular », susceptible d’ouvrir la voie du PIC 4020 et d’une exclusion de 3 ou 10 ans — et c’est exactement là qu’une stratégie de documentation rigoureuse, dès le départ, change toute la trajectoire.
Concrètement : avant le lodgement, recoupez les dates et le récit de votre relation avec chacune de vos déclarations antérieures faites au système migratoire australien ; constituez un dossier équilibré sur les quatre domaines légaux ; et si une incohérence historique existe, abordez-la de façon proactive, avec une explication documentée, plutôt qu’après avoir reçu un courrier du Department. Negin Safaei, conseillère inscrite auprès de la MARA sous le numéro 1791573, conduit les dossiers partenaire selon cette même logique juridique : s’appuyer sur le texte réglementaire et exploiter pleinement les droits procéduraux du demandeur.
Sources
- Form 1442i — Privacy notice, Department of Home Affairs : immi.homeaffairs.gov.au/form-listing/forms/1442i.pdf
- Migration Regulations 1994 — Regulation 1.15A (Spouse) and 1.15A(3) criteria, Federal Register of Legislation : legislation.gov.au — Migration Regulations 1994
- Migration Regulations 1994 — Schedule 4, Public Interest Criterion 4020, Federal Register of Legislation : legislation.gov.au — Schedule 4 PIC 4020
- Partner visa (subclass 820/801) — relationship requirements, Department of Home Affairs : immi.homeaffairs.gov.au — Partner visa (Temporary) 820
- Register of Migration Agents, Office of the Migration Agents Registration Authority : mara.gov.au
Votre dossier, sans suppositions
Si vous ne savez pas si le récit de votre relation concorde avec vos déclarations antérieures, ou si vous avez reçu un courrier du Department et disposez d’un délai pour répondre, vous n’avez pas à décider seul. Lors d’une consultation individuelle avec Negin Safaei, conseillère en migration australienne (MARA 1791573), nous examinons vos preuves pour les quatre domaines légaux de la Regulation 1.15A, identifions les points de risque au regard du PIC 4020 et établissons une feuille de route claire et concrètement applicable pour votre dossier partenaire. Pour réserver votre consultation, écrivez-nous dès aujourd’hui via les canaux officiels du cabinet en exposant votre question et les détails de votre situation.
Frequently asked questions
Le Department of Home Affairs vérifie-t-il réellement Instagram et Facebook des demandeurs de visa partenaire ?
Aucune politique publiée de surveillance permanente des réseaux sociaux des demandeurs partenaire ne figure dans les documents officiels. En revanche, selon la notice de confidentialité du Form 1442i, le Department a le pouvoir légal de recueillir des informations auprès de tiers et d’autres sources et de les vérifier par data matching ; une contradiction manifeste entre les déclarations du dossier et un contenu public peut donc être soulevée.
Si nous n’avons aucune photo ni publication commune sur les réseaux sociaux, notre visa partenaire sera-t-il refusé ?
Non. Le critère légal, ce sont les quatre domaines de la Regulation 1.15A(3) : les aspects financiers, la nature de la vie commune, les aspects sociaux et la nature de l’engagement. La présence ou l’absence de contenu en ligne n’est pas un critère légal autonome, et le delegate est tenu d’apprécier « toutes les circonstances de la relation ».
Dois-je connaître parfaitement les convictions religieuses de mon conjoint ?
La religion et les convictions religieuses ne constituent pas un critère autonome dans la Regulation 1.15A(3). Ce point ne peut intervenir qu’indirectement, au niveau de la crédibilité des déclarations et de l’examen des incohérences, et non comme une condition légale distincte.
Que se passe-t-il si nos déclarations diffèrent de celles d’une précédente demande de protection ?
La voie juridique applicable est le PIC 4020, à la Schedule 4 des Migration Regulations 1994, qui vise la production de documents frauduleux ou d’informations fausses et trompeuses sur un material particular ; un refus sur ce fondement peut entraîner une exclusion de 3 ou 10 ans. Cela dit, le Department doit communiquer l’information défavorable au demandeur avant de décider et lui accorder un délai déterminé pour répondre.
Un agent d’immigration peut-il se présenter à l’improviste au domicile du couple ?
Une visite domiciliaire inopinée chez les couples demandeurs d’un visa partenaire n’est pas vérifiable comme pratique annoncée dans les sources officielles. Ce qui est documenté, c’est le pouvoir du Department de demander des informations complémentaires et de mener des entretiens.
J’ai oublié la réponse à une question lors de l’entretien téléphonique : mon dossier est-il compromis ?
Une réponse incomplète ou un trou de mémoire ponctuel ne constitue pas, à lui seul, un motif légal de refus : en vertu de la Regulation 1.15A(2), le delegate est tenu d’apprécier l’ensemble des circonstances de la relation, et non une réponse isolée.
This answer reflects the law and policy as verified on September 29, 2026. Immigration rules change frequently — confirm the current position before acting.
Madame Negin Safaee Avocate en droit de l'immigration australienne 1791573
This article is general information only, current at the date shown, and is not legal advice. Do not rely on it for your own situation — immigration law and policy change frequently. Seek advice from a registered migration agent or immigration lawyer about your circumstances.
